Cause / conséquence
Parce qu’il pleut, je reste. / Il pleut si fort que je reste.
Les outils de la langue · Fiche de grammaire
Relier la construction d’une subordonnée à la relation logique ou temporelle qu’elle exprime.
Repère 1
Une subordonnée conjonctive circonstancielle est introduite par une conjonction ou une locution conjonctive : parce que, lorsque, pour que, bien que, si… Elle exprime une circonstance de l’action principale.
Commence par délimiter toute la proposition, et pas seulement son introducteur. Puis donne sa nature et sa fonction précise : complément circonstanciel de cause, de temps, de but, de condition, de concession…
Repère 2
La cause explique un fait ; la conséquence en présente le résultat. Le but indique ce qu’on cherche à obtenir. La condition présente une hypothèse. La concession introduit un obstacle qui n’empêche pas la réalisation du fait principal.
L’opposition met des faits en contraste ; le temps les situe. « Alors que » peut ainsi marquer le temps ou l’opposition selon le contexte. Le sens du mot introducteur ne se décide pas toujours hors de la phrase.
Repère 3
« Elle parle doucement pour que tous l’écoutent » exprime un but au subjonctif. « Elle parle si doucement que je l’entends à peine » exprime une conséquence à l’indicatif. Ne les confonds pas.
Avec si de condition : « Si elle vient, nous parlerons » ; « Si elle venait, nous parlerions » ; « Si elle était venue, nous aurions parlé ». Dans ces constructions, on ne met pas de conditionnel immédiatement après si. Cette règle ne concerne pas si interrogatif : « Je me demande s’il viendrait ».
Observer et distinguer
Parce qu’il pleut, je reste. / Il pleut si fort que je reste.
Je répète pour que tu comprennes. / Si tu écoutes, tu comprendras.
Bien qu’il pleuve, elle sort. / Quand il pleut, elle reste.
De la fiche à la parole
Cite l’introducteur, délimite la subordonnée, précise la circonstance et justifie le mode si la consigne le demande.
À toi de jouer
Formule ta réponse à voix haute avant d’ouvrir le corrigé. Les phrases de ces fiches sont des exemples pédagogiques, sans attribution à une œuvre.
Transforme « Il est fatigué, mais il poursuit sa lecture » en utilisant bien que.
« Bien qu’il soit fatigué, il poursuit sa lecture. » La subordonnée conjonctive « Bien qu’il soit fatigué » est complément circonstanciel de concession ; « soit » est au subjonctif, mode attendu après bien que.